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Notes

Aurar : voir Eyrir.

Birkibeini (norrois, pl. birkibeinar) : Désigne, à l’origine, un groupe de guerriers qui se rassembla autour du prétendant au trône de Norvège, Eysteinn Møyla, en 1174. À la mort de celui-ci en 1177, ils rejoignirent le roi Sverre Sigurdsson, alors en guerre contre le roi Magnús Erlingsson. Par la suite, le nom de birkibeini a servi à désigner ceux qui soutenaient la dynastie des Sverre. Le nom birkibeini signifie littéralement « ceux qui ont les jambes couvertes d’écorce de bouleau » et fait référence à leur origine humble et à leur pauvreté. Voir KLNM, vol. V, p. 600 sq.

Bóndi (norrois, pl. bœndr) : Littéralement « celui qui est sédentaire, qui possède et exploite une ferme », le terme désigne un homme libre qui jouit de droits et de prérogatives, tels que siéger au thing, où il a droit de parole, mais aussi d’exiger des compensations en cas d’offense. Ce terme est utilisé en opposition aux nomades et aux personnes itinérantes, ainsi qu’aux personnes non libres. Voir KLNM, vol. II, p. 84-101.

Dróttseti (norrois, pl. dróttsetar) : Officier de la cour qui, aux XIIIe et XIVe siècles, avait la charge du ravitaillement du palais, de la gestion des cuisines et du service à la table du roi. À partir de 1323, le dróttseti occupera l’un des postes les plus importants de l’administration centrale du royaume de Norvège, siégeant à la tête du Conseil royal et officiant comme régent à la minorité des rois ou bien en leur absence. Il faisait partie de l’élite de la hird (hirðstjórar). Il correspond en français à l’office de sénéchal. Voir KLNM, vol. III, p. 338.

Ertogr (norrois, pl. ertogar) : Unité monétaire en argent (environ 8 grammes). Il fallait 3 ertogar pour faire 1 eyrir et 24 pour faire 1 marc d’argent. Voir KLNM, vol. XXI, p. 18 sq.

Eyrir (norrois, pl. aurar) : Unité monétaire en argent (environ 26 grammes). Il fallait 8 aurar pour faire 1 marc d’argent et 3 ertogar pour 1 eyrir. Voir KLNM, vol. XX, p. 716.

Gestr (norrois, pl. gestir) : Hommes d’arme du roi, les gestir formaient le contingent militaire le plus important en nombre de la hird et remplissaient une fonction de police en temps de paix. Le roi les envoyait à travers le royaume pour rechercher et emprisonner / assassiner ses ennemis, ou pour saisir leurs biens. Les gestir avaient la responsabilité exclusive des gardes extérieures. Le gestr était le plus souvent recruté parmi les hommes de plus basse extraction que les autres hommes de la hird et pour cette raison était bien plus dépendant du roi et plus loyal. Il ne faisait pas partie des hirðstjórar. Voir KLNM, vol. I, p. 400.

Handgenginn maðr (norrois, pl. handgengnir menn) : Vassal du roi qui lui a prêté serment au cours du rituel où il place ses mains entre celles du roi. Tous les hommes de la hird sont des handgengnir menn. À ce titre, ils doivent fidélité et obéissance au roi. Ils doivent l’aider par leurs conseils et en combattant pour lui. En retour, le roi leur accorde des privilèges économiques (éventuellement une sýsla, un office) et judiciaires (protection). Voir KLNM, vol. VI, p. 190.

Hirðprestr (norrois, pl. hirðprestar) : Littéralement « prêtres de la hird », les hirðprestar avaient la responsabilité de la chapelle royale, devaient dire les messes et exécuter les autres services divins. Voir KLNM, vol. VIII, p. 256.

Hirðstjóri (norrois, pl. hirðstjórar) : Membre de l’élite de la hird, qui regroupe plusieurs offices de cour : les lendir menn, les skutilsveinar, le kanslar, les stallarar, les merkismenn, les dróttsetar et les skenkjarar. Voir KLNM, vol. I, p. 400 ; vol. III, p. 612 ; vol. VI, p. 574-582.

Húskarl (norrois, pl. húskarlar) : Littéralement, « homme de la maison », le terme désigne un guerrier au service personnel d’un seigneur et servant dans sa garde rapprochée (hird). Voir KLNM, vol. I, p. 400 ; vol. V, p. 532 ; vol. VI, p. 658 sq. ; vol. XIX, p. 109 et 111.

Kanslar : Correspond très largement au chancelier des autres cours européennes. Le plus souvent, il était recruté dans la clergie. Le kanslar avait comme principale fonction de rédiger, d’envoyer les actes du roi. Il avait aussi la responsabilité de tenir les archives administratives du roi et de garder le sceau royal. Il faisait partie de l’élite de la hird (hirðstjórar). Voir KLNM, vol. III, p. 606 et 608 ; vol. VII, p. 3, 451 et 647 : vol. VIII, p. 48 et 232.

Kertissveinn (norrois, pl. kertissveinar) : Les kertissveinar sont souvent de jeunes hommes issus de bonnes familles qui officiaient à la cour. Comme l’indique la Loi de la hird, leur nom provient du mot kerti qui désigne une « chandelle ». Leur fonction première était de servir à la table du roi. Les kertissveinar étaient des handgengnir menn du roi. Mais, à la différence des hirðstjórar et des gestir, les kertissveinar ne prêtaient pas hommage au roi sur son épée et, par conséquent, ne faisaient pas partie des sverðtakarar du roi, et ne devaient pas combattre au service du roi. Les sagas témoignent, qu’en pratique, les kertissveinar pouvaient porter les armes. Ils correspondent aux pages en France. Voir KLNM, vol. I, p. 401 ; vol. VI, p. 573 sq.

Leiðang : Levée en masse d’hommes libres pour des opérations militaires. La levée avait essentiellement une fonction défensive, mais elle fut aussi parfois utilisée dans des expéditions à l’étranger, comme pendant la campagne du roi Hákon Hákonsson en Écosse en 1261-1262. Du fait de la situation géopolitique du royaume de Norvège, les opérations militaires offensives et défensives avaient un caractère principalement naval. Le leiðang avait donc principalement pour fonction de constituer une flotte. Chaque district de levée (skipreiða) devait fournir un nombre précis de bateaux et leurs équipages, et pourvoir à leur approvisionnement. Dans la seconde moitié du XIIIe siècle, le leiðang fut remplacé par une taxe, la leiðangsskatt, en temps de paix. Voir KLNM, vol. X, p. 432 sq.

Lendr maðr (norrois, pl. lendir menn) : Les lendir menn occupaient le plus haut rang au sein de la hird et étaient les plus proches conseillers du roi. Ils faisaient partie de l’élite de la hird (hirðstjórar). En 1270, leur nombre est estimé entre quinze et vingt. Ils recevaient du roi un territoire à administrer où ils collectaient les impôts pour le roi. Ils avaient le droit d’avoir une garde de quarante hommes (húskarlar). Alors que les autres membres de la hird recevaient un bénéfice royal pour leur service, le lendr maðr était le seul à le recevoir en vertu de sa dignité. En 1277, le roi Magnús VI Hákonsson leur donna le titre de baron et le droit d’être appelés « seigneurs ». Voir KLNM, vol. X, p. 498 sq.

Lǫgmaðr (norrois, pl. lǫgmenn) : Juges royaux, les lǫgmenn présidaient les assemblées régionales du Gulathing, Frostathing, Eidsivathing, Eyrathing et Borgarthing. Voir KLNM, vol. X, p. 150.

Merkismaðr (norrois, pl. merkismenn) : Désigne, à l’origine, l’homme qui porte l’étendard du roi (littéralement « la marque du roi ») aussi bien en temps de paix que sur les champs de bataille. À l’époque où la Loi de la hird est écrite, le merkismaðr occupe une place de rang parmi les officiers du roi. À l’instar des lendir menn, du kanslar, des stallarar et des skutilsveinar, les merkismenn faisaient partie des hirðstjórar et avaient le même rang et les mêmes droits qu’eux. Ils étaient les conseillers privilégiés du roi et étaient chargés de résoudre les conflits au sein de la hird. Sous Eirik Magnússon (1280-1299), le merkismaðr fera partie du Conseil du roi. Voir KLNM, vol. XI, p. 555.

Merkrból : Unité de terre équivalente à une rente foncière annuelle d’un marc d’argent. Voir KLNM, vol. XI, p. 441.

Skenkjari (norrois, pl. skenkjarar) : Le skenkjari (ou, dans d’autres textes, mundskjænk) était responsable de la nourriture et des boissons à la cour. Lors des cérémonies officielles, il avait la charge de servir à boire au roi et aux autres personnages de haut rang. Le skenkjari était recruté parmi les skutilsveinar. Il faisait partie de l’élite de la hird (hirðstjórar). Correspond au français à l’échanson et au bouteiller. Voir KLNM, vol. XII, p. 13.

Skutilsveinn (norrois, pl. skutilsveinar) : À l’origine, le terme provient du mot skutil qui évoque un plat et met en avant le rôle de serveur qu’assurait le skutilsveinn pendant les banquets. La Loi de la hird lui attribue la fonction de garde du corps du roi. Cependant, elle ne dit pas grand-chose sur ses droits. Les skutilsveinar faisaient bien partie de l’élite de la hird (hirðstjórar), mais, a priori, ils ne recevaient pas de veizla et n’avaient pas de place attribuée dans le Conseil du roi. Toutefois, la loi indique que le roi devait les consulter sur le choix des dróttsetar et des skjenkarar, et qu’ils pouvaient être désignés eux-mêmes à ces fonctions. En 1277, ils obtinrent le droit d’être appelés « chevaliers ». Voir KLNM, vol. XVI, p. 35 sq.

Stallari (norrois, pl. stallarar) : Membres des hirðstjórar, les stallarar jouissaient des mêmes droits que les lendir menn. Ils remplissaient plusieurs fonctions. Tout d’abord, celle de représentant du roi aux things et aux réunions de la hird au cours desquelles ils devaient exprimer la parole du roi et conduire les affaires (« tala þau mál » ; littéralement : « dire ces paroles ») à la demande du roi. Ils remplissaient aussi une fonction de juge dans les conflits au sein de la hird. Ces tâches impliquaient qu’ils avaient une bonne connaissance des lois. Enfin, les stallarar devaient aussi organiser les chevauchées du roi lors de ses déplacements. C’est à cette fonction que correspond le titre de stallari (stall, « écurie »). Correspond en français au connétable. Voir KLNM, vol. XVII, p. 34 sq.

Sverðtakari (norrois, pl. sverðtakarar) : Vassal qui a prêté hommage au roi sur son épée (sverðtaka). Par ce rituel, les vassaux s’engageaient à aider militairement le roi. Si tous les sverðtakarar sont handgengnir menn, tous les handgengnir menn ne sont pas sverðtakarar (voir Kertisveinn). Voir KLNM, vol. VI, p. 570.

Sýsla (norrois, pl. sýslur) : Territoire administratif sur lequel le sýslumaðr exerce son autorité, ainsi que l’office même. Voir KLNM, vol. XVII, p. 646 sq.

Sýslumaðr (norrois, pl. sýslumenn) : Officier représentant l’autorité du roi au niveau local, dans une sýsla. Son rôle principal était de collecter les recettes de la Couronne, taxes et amendes. Il pouvait aussi officier en tant que juge dans les cours de justice locales. Les sýslumenn avaient aussi une fonction militaire. Ils étaient responsables des milices du leiðang dans leur circonscription. Ils devaient aussi pourvoir à la défense du royaume en entretenant un contingent de soldats. Le terme est souvent traduit en anglais par « sheriff ». Il peut, dans une certaine mesure, correspondre au bailli et au sénéchal en français. Voir KLNM, vol. XVII, p. 651 sq.

Thing : Assemblée des hommes libres où étaient débattues les affaires civiles, les lois, et où étaient résolus les conflits et jugés les criminels. Il existait des things locaux, au niveau des provinces (lagthing), ainsi qu’au niveau « national ». Voir KLNM, vol. XVIII, p. 334.

Veizla : Dans le contexte de la Loi de la hird, veizla désigne une terre concédée par le roi à un vassal en échange de son service et de sa loyauté. La veizla correspond au beneficium en Europe. Voir KLNM, vol. XIX, p. 632.